Pas de doute, le chat est l’un des rois du polar. Du classique Edgar Allen Poe au contemporain Piergiogio Pulixi, cette vérité à chaque époque se confirme. Poil noir satiné, miaulement de soprano et regard d’or pur, Samantha, l’héroïne de « Le Chat a tout vu » de l’Américaine Dolores Hitchens (1907-1973) occupe toutefois une place à part parmi ses congénères de fiction. Elle est en effet l’unique héritière d’une fortune non négligeable – et donc au cœur de toutes les convoitises – léguée par une maîtresse un brin misanthrope.
Rassurez-vous ! La chatte orpheline a été recueillie par Rachel et Jennifer Murdock, les belles-sœurs de son ex-propriétaire, des vieilles dames « minuscules, grisonnantes et très âgées » qui vivent à Los Angeles. Elles n’ont de fait « que » 70 ans, mais le roman date de 1939, ce qui en dit long sur l’évolution de la durée de vie des humains ! Toutes deux pareillement vêtues de petites robes en vichy et enveloppées de châles en laine, ces deux sœurs diffèrent radicalement par le tempérament. Contrastant avec la frileuse et casanière Jennifer, Rachel se caractérise par sa vivacité, sa curiosité, son audace … et une véritable passion pour les films policiers. Tout naturellement, c’est donc elle qui va sauter dans un train pour Breakers Beach afin de prêter main forte à leur nièce Lily, la fille adoptive de leur défunt frère Philip, qui semble en butte à de sérieux problèmes, notamment financiers. Et Samantha, bien évidemment, sera du voyage, confortablement installée dans un vieux panier à pique-nique.
Peu après l’arrivée des visiteuses dans une sinistre maison en bord de mer, la chatte échappe de justesse à une tentative d’empoisonnement. La nièce, Lily, est ensuite sauvagement assassinée juste à côté de sa tante profondément endormie après avoir absorbée à son insu une forte dose de morphine. Sauvée de justesse, la pétulante septuagénaire refuse toutefois de plier bagages et se mue en une détective aussi intrépide qu’acharnée. Elle finit même par collaborer étroitement – à vrai dire en lui forçant un peu la main – avec l’imposant et mélancolique inspecteur Stephen Mayhew chargé de l’enquête. Après moult péripéties rocambolesques, ce duo improbable parvient au péril de sa vie à démasquer l’assassin. Un peu vexé de n’y avoir vu que du feu, le lecteur attentif se souvient alors que, dans les premières pages, l’auteure avait glissé toute une série d’indices conduisant au coupable.
Publié pour la première fois en français, accompagné d’une préface de Joyce Carol Oates, « Le Chat a tout vu » se révèle d’une lecture totalement jouissive. Outre par son humour et son sens de la formule, Dolores Hitchens se caractérise en effet par l’originalité de sa stratégie narrative. Situé à une période ultérieure aux événements, le récit intègre ainsi les opinions et les commentaires émis a posteriori par Miss Rachel et Stephen Mayhew. Et que les plus accros se rassurent. Ayant publié sous plusieurs pseudonymes, Dolores Hitchens fut une auteure très prolifique. On notera à ce propos que Jean-Luc Godard s’est librement inspiré d’un de ses nombreux romans, « Pigeon vole », pour son film « Bande à part ». Bref, ce n’est donc qu’un au-revoir. La traduction d’une autre enquête, « L’Angoisse du chat noir », est annoncée pour le printemps 2027.
« Le Chat a tout vu ». De Dolores Hitchens. Traduit de l’anglais par Clément Baude. Préface de Joyce Carol Oates, traduite de l’anglais par Claude Seban. Editions Philippe Rey, 304 p.
Pas de doute, le chat est l’un des rois du polar. Du classique Edgar Allen Poe au contemporain Piergiogio Pulixi, cette vérité à chaque époque se confirme. Poil noir satiné, miaulement de soprano et regard d’or pur, Samantha, l’héroïne de « Le Chat a tout vu » de l’Américaine Dolores Hitchens (1907-1973) occupe toutefois une place à […]
Ce livre est un cadeau. A se faire à soi-même, puis à offrir aux autres. Bien sûr, la littérature ne manque pas d’histoires de vieilles dames indignes qui soudain revendiquent avec superbe leur indépendance et leur liberté. « Teruko & Loui » d’Inoue Areno n’en reste pas moins unique, et différent. D’abord que l’histoire se passe au Japon, mais pas seulement. Outre par la qualité de son style et la richesse de ses personnages, l’auteure – née en 1961 à Tokyo et lauréate en 1989 du prix Femina japonais pour son premier roman – se distingue par la finesse de son propos. Si Teruko et Loui, toutes deux septuagénaires, prennent soudain la clé des champs, c’est en réalité pour combler une béance bien plus ancienne que la simple vacuité d’un quotidien désespérant. L’auteure s’offre ainsi le luxe d’inclure dans son récit un twist final digne des meilleurs romans policiers. Jubilatoire !
Au départ, deux vaillantes septuagénaires qu’apparemment tout oppose. Teruko et Loui se connaissent depuis l’école, mais elles ne sont devenues amies que plus tard, une fois adultes. Femme au foyer, Teruko a lié, depuis quarante-cinq ans, son existence à un mari odieux. Loui est chanteuse, et affectionne particulièrement la chanson française. Elle s’habille de vêtements extravagants de couleurs vives et, de façon totalement inattendue, a choisi de terminer sa vie dans un foyer – ou plus élégamment dit une résidence – pour vieux. Très vite, toutefois, elle n’en peut plus, se sent devenir folle et appelle son amie à son secours. Sans hésiter, Teruko accourt, laissant derrière elle pour son époux un message laconique et éloquent: « Adieu. Je commence à vivre aujourd’hui. »
Le bonheur de conduire un camion
La suite est absolument délectable, car les deux femmes ne reculent devant aucun obstacle et font preuve d’une imagination sans limite pour enfin se doter d’une existence à la hauteur de leurs désirs. Elles commencent par squatter une résidence secondaire inhabitée sans gaz ni électricité, l’aménagent pour la rendre plus confortable, boivent, bouquinent, se font de nouveaux amis, se confrontent à l’immense générosité de certains et à la stupidité bornée de quelques autres. Loui chante dans un café, Teruko tire les cartes dans un autre et réalise son rêve de toujours : conduire un camion.
L’hiver approche, puis s’installe, et cette période enchantée culmine dans la préparation d’un Noël d’anthologie. Car oui, j’oubliais de le préciser, Teruko est une cuisinière hors pair dont les menus feront saliver plus d’un lecteur et dont le café possède un arome sans pareil. Quant à Loui, elle tricote avec ardeur une paire de moufles personnalisées pour chacun des participants, noires avec un motif de tulipes rose, vert frais avec une fleur blanche ou bleues avec des vagues blanches brodées. Et l’histoire n’est pas terminée car nos deux héroïnes, à leur manière, sont devenues immortelles, et surtout bien décidées à déguster chaque bouchée et chaque gorgée de ce qu’elles ont encore de vie devant elles.
« Teruko & Loui ». D’Inoue Areno. Traduit du japonais par Patrick Honnoré. Editions Picquier, 238 p.
Ce livre est un cadeau. A se faire à soi-même, puis à offrir aux autres. Bien sûr, la littérature ne manque pas d’histoires de vieilles dames indignes qui soudain revendiquent avec superbe leur indépendance et leur liberté. « Teruko & Loui » d’Inoue Areno n’en reste pas moins unique, et différent. D’abord que l’histoire se passe au […]
Voilà l’une des plus belles découvertes de ce début d’année ! « Sombres Plantations » de Nilima Rao se révèle en effet totalement surprenant, plein d’humour et riche en enseignement. Le terme peut paraître pompeux, il n’est pas trop fort. Grâce à l’auteure, une Australienne indo-fidjienne qui vit aujourd’hui à Melbourne, le lecteur se téléporte dans les années 1910 et débarque incognito à Suva, la capitale des Fidji. Outre l’incroyable beauté des paysages, il y découvre l’hypocrisie et l’opportunisme du système colonial britannique qui, pour disposer d’une main d’œuvre bon marché et corvéable à merci, recourt au système de l’engagisme. Les coolies, tel est leur nom, sont des Indiens très pauvres qui s’engagent à travailler cinq ans dans les plantations de canne à sucre pour un salaire de misère et dans des conditions de vie misérables. Une sorte de servage sous contrat qui fut, au début du XXe siècle, le triste lot des arrière-grands-parents de l’auteure.
Nilima Rao a donc choisi le polar pour enquêter sur ses origines et rendre hommage à ses ancêtres. Son livre démarre au commissariat de Totogo, au centre de Suva, par un joyeux chahutage entre le sergent Akal Singh, un Indien arrivé il y a six mois de Hong Kong, et Taviti, le brigadier fidjien de service. Le premier, un sikh, rencontre en effet quelques difficultés à passer les portes sans mettre à mal la rectitude de son turban qu’il peine ensuite à remettre d’aplomb faute de miroir. Mais trêve de plaisanterie ! Kunti, une coolie, a disparu. Elle travaillait dans une plantation à Nakavu. Son propriétaire assure qu’elle a fugué, mais le père David Hughes, un missionnaire catholique, n’en croit rien. Elle n’aurait jamais abandonné sa fille. Le prêtre pense qu’elle a été enlevée et vient d’alerter la presse. Il n’est donc plus possible d’étouffer l’affaire.
Sans tarder, Akal Singh est envoyé dans la plantation en compagnie d’un médecin britannique plein d’humanité et d’empathie, le Dr. Robert Holmes (!). Sur place, notre sergent est totalement atterré par ce qu’il découvre, en particulier par le traitement dégradant et les violences sexuelles subies par les femmes. Lui-même victime du racisme et du mépris des possédants anglais, il va patiemment dénouer les fils d’un véritable tapis de mensonges avant de brillamment mettre au jour la sinistre et tragique vérité.
« Sombres Plantations. Enquête aux Fidji ». De Nilima Rao. Traduit de l’anglais par Mireille Vignol. Editions Au Vent des îles (Tahiti), 246 p.
Voilà l’une des plus belles découvertes de ce début d’année ! « Sombres Plantations » de Nilima Rao se révèle en effet totalement surprenant, plein d’humour et riche en enseignement. Le terme peut paraître pompeux, il n’est pas trop fort. Grâce à l’auteure, une Australienne indo-fidjienne qui vit aujourd’hui à Melbourne, le lecteur se téléporte […]
Brillant auteur de polars maintes fois récompensé, le Japonais Keigo Higashino, né en 1958 à Osaka, ne s’interdit pas d’explorer d’autres territoires. Dans « Le Gardien du camphrier », pas de meurtre, pas de cadavre, mais du mystère et de l’étrangeté à foison. Et des secrets de famille douloureux qui, à la faveur d’un événement inopiné, resurgissent au grand jour et bouleversent la destinée des personnages.
Héro de ce roman au parfum d’initiation, Reito Naoi n’a pas eu de chance. Né d’une liaison de sa mère avec un homme marié, devenu très jeune orphelin, élevé par sa grand-mère, il survit grâce à de petits boulots quand, à la suite d’un délit commis pour se venger d’une injustice, il se retrouve aux portes de la prison. C’est alors qu’intervint une tante dont il ignorait jusque-là l’existence. Elle lui propose d’arranger son affaire en échange d’un service. Il n’a rien à perdre, il accepte.
C’est ainsi que Reito Naoi devient le gardien officiel d’un vieux camphrier situé au cœur du sanctuaire Tsukisato. Mesurant quelque cinq mètres de diamètre et plus de dix mètres de haut, cet arbre centenaire est capable, selon la légende, d’exaucer les vœux et de se faire le messager des défunts. Il présente, sur son flanc, un trou dans lequel les visiteurs viennent se glisser pour prier et accomplir un rituel bien précis. Reito Naoi est chargé de les accueillir, de leur fournir des bougies et de les accompagner sur les lieux.
En quoi consiste le rituel? Il l’ignore, et sa tante refuse de le lui dévoiler. Alors qu’il aide une jeune fille déboussolée à enquêter sur le troublant comportement de son père, un habitué des lieux, Reito Naoi va peu à peu découvrir les secrets du camphrier tout en élucidant les énigmes entourant sa propre existence. Un roman aux allures de parabole, à la fois sobre et poétique et qui, comme souvent chez l’auteur, explore la terrible souffrance liée aux fractures béantes laissées dans l’existence par les tabous et les non-dits. Bref du très bon Higashino, à condition d’accepter de lâcher prise et d’oublier un temps la raison pour s’envoler sur les ailes de l’imaginaire et embrasser ainsi tout l’infini des possibles.
« Le Gardien du camphrier ». De Keigo Higashino. Traduit du japonais par Liza Thetiot. Actes Sud, 366 p.
Sur un autre roman de Keigo Higashino: https://polarspolisetcie.com/keigo-higashino-eclaire-les-secrets-de-famille/
Brillant auteur de polars maintes fois récompensé, le Japonais Keigo Higashino, né en 1958 à Osaka, ne s’interdit pas d’explorer d’autres territoires. Dans « Le Gardien du camphrier », pas de meurtre, pas de cadavre, mais du mystère et de l’étrangeté à foison. Et des secrets de famille douloureux qui, à la faveur d’un événement inopiné, resurgissent […]
Les romans de Louise Penny sont plutôt replets. Ils oscillent en général entre 400 et 500 pages, des pavés donc, mais toujours intelligents, captivants et digestes. Petit cadeau de fin d’année, « Le Pendu », lui, compte moins de cent pages. Il s’agit d’une novella – un texte plus court qu’un roman mais plus long qu’une nouvelle – écrite en 2010 dans le cadre d’un programme d’alphabétisation canadien. On y retrouve, comme en concentré et dans un style privilégiant le dialogue, l’essentiel de l’univers de la grande écrivaine et plusieurs de ses personnages récurrents, dont l’inspecteur-chef Armand Gamache et son adjoint Jean-Guy Beauvoir.
« Le Pendu » se déroule dans un cadre également bien connu des lecteurs de Louise Penny. Three Pines – situé dans les Cantons-de-l’Est – est un hameau très réel et pourtant fictif où règne l’amitié, la bienveillance et l’entraide. Une harmonie qui contraste avec l’horreur du spectacle sur lequel s’ouvre le récit: un pendu. C’est un joggeur qui l’a découvert dans la forêt par un jour froid et humide de novembre. Armand Gamache a toutefois des doutes. Il lui semble peu probable que l’homme soit monté de lui-même dans l’arbre. Ses mains sont propres. Un meurtre maquillé en suicide? La piste se précise quand on découvre que la victime s’était inscrite à l’Auberge sous le nom de Arthur Ellis, celui du dernier bourreau officiel du Canada. Qui exécutait les condamnés par pendaison. Un élégant imbroglio où, comme souvent chez Louise Penny, l’Histoire s’invite dans l’intrigue.
« Le Pendu ». De Louise Penny. Novella traduite de l’anglais par Lori Saint-Martin et Paul Gagné. Préambule de Marie-Christine Blais. Actes Sud, coll. Actes noirs, 100 p.
Les romans de Louise Penny sont plutôt replets. Ils oscillent en général entre 400 et 500 pages, des pavés donc, mais toujours intelligents, captivants et digestes. Petit cadeau de fin d’année, « Le Pendu », lui, compte moins de cent pages. Il s’agit d’une novella – un texte plus court qu’un roman mais plus long qu’une nouvelle […]
Quand les femmes qui ont du talent s’emparent du roman noir, elles le font avec un art inégalé. Des auteures comme Louise Penny ou Simone Buchholz en témoignent aujourd’hui. Et ce fut autrefois aussi le cas comme le rappelle « A contre-voie » de l’Américaine Gertrude Walker (1910-1994). Paru aux Etats-Unis en 1948, publié deux ans plus tard en français à la Série Noire, ce polar épopée intelligent, mordant, astucieux et souvent drôle se révèle un immense plaisir de lecture! Il vient d’être republié chez Gallimard dans une traduction révisée.
Gertrude Walker fut la première femme à intégrer la Série Noire dix ans après sa création. Un événement, comme le souligne Benoît Tadié dans la préface du livre car « Marcel Duhamel, son fondateur et directeur, aiguillait à l’époque les autrices – et les lectrices – de polars vers la Série Blême, sa petite sœur théoriquement réservée aux « romans à suspense » ou aux « romans angoissants » (…). » Est-ce à dire que Gertrude Walker écrit comme un homme? Pas du tout. Cette auteure, dont on connaît mal la biographie, possède à l’évidence un style, une inventivité, une perception du monde, voire une philosophie bien à elle.
« A contre-voie » est une histoire d’amour fou, ou plutôt de désir. Pour l’incarner, Gertrude Walker choisit de se glisser dans la peau d’un narrateur masculin, Walter Johnson, un dur au cœur généreux. Vagabond désargenté, cet errant magnifique débarque un beau jour d’un train de marchandises à la petite gare de Middletown, dans le Minnesota. Affamé, il cherche désespérément de quoi manger quand une femme, superbe mais à la voix terriblement laide, lui fait signe d’une fenêtre, lui demandant d’effectuer pour elle quelques achats. Le piège a tôt fait de se refermer. A peine entré dans l’appartement, notre héros tombe sur un cadavre. Elizabeth – ainsi se prénomme la dame – vient d’assassiner son conjoint et tente de le faire accuser à sa place.
Trois ans en compagnie du mal
Pour échapper à la police, Walter s’enfuit emmenant « en otage » avec lui cette femme aussi belle que monstrueuse et cruelle. Après trois ans de vie commune jalonnée de disputes, Elizabeth disparaît, laissant habilement derrière elle des traces suggérant qu’on l’a assassinée. Pas grand-chose en fait, mais suffisamment pour que Walter Johnson soit reconnu coupable et condamné à vingt ans de prison. Il en fera dix avant d’être libéré. Et de se lancer par vengeance – du moins se le répète-t-il – à la poursuite de cette femme insaisissable au sujet de laquelle il a bien dû admettre que « Dieu revêt parfois le diable d’un manteau de velours ».
Une grande partie du roman consiste donc en déplacements successifs. Balayant avec superbe les images attendues et les clichés, l’auteure en profite pour nous offrir de surprenantes et superbes descriptions de villes – notamment de New York – et de gens. Peu à peu, le lecteur découvre aussi la complexité de cet homme qui a perdu sa mère tout gosse et constate: « Il semble que les mecs dans mon genre perdent toujours leurs mères jeunes. C’est peut-être pour cela qu’ils deviennent des mecs dans mon genre. » Ce destin tragique ne l’empêche pas de se rêver peignant « l’âme des choses » et de se réinventer en « jardinier formidable » faisant pousser des plantes… en plein désert.
« A contre-voie ». De Gertrude Walker. Traduction de Jacques Papy, révisée par Providence Garçon-Nsimire. Préface inédite de Benoît Tadié. Gallimard, Série Noire, 286 p.
Quand les femmes qui ont du talent s’emparent du roman noir, elles le font avec un art inégalé. Des auteures comme Louise Penny ou Simone Buchholz en témoignent aujourd’hui. Et ce fut autrefois aussi le cas comme le rappelle « A contre-voie » de l’Américaine Gertrude Walker (1910-1994). Paru aux Etats-Unis en 1948, publié deux ans plus […]
A propos de ce blog
Scènes et mises en scène: le roman policier, l’architecture et la ville, le théâtre. Passionnée de roman policier, Mireille Descombes est journaliste culturelle indépendante, critique d’art, d’architecture et de théâtre.
Photo: Lara Schütz